•  Mon petit Bébé d'Amour, au lieu de créer un nouveau montage, j'ai choisi de reprendre certains de ceux que j'avais créé pour l'une de tes vidéos car ils sont les plus significatifs pour te rendre hommage, aujourd'hui...  après une semaine particulière et difficile.

    Mon petit bébé d'Amour à sa Titite Maman,

    Il y a 7 ans, cet œdème pulmonaire t'emportait pour toujours loin de moi...
    Je ressens encore l'intensité de ma douleur, foudroyante, l'incrédulité, la résignation, la colère, l'incompréhension, l'abattement, la fureur, le refus... Ce mélange de sentiments si bouleversants comme une tempête en moi. Ce vide si profond en moi, dans mon ventre, dans mon coeur et mon âme... Je n'arrivais pas à croire que ce moment que je redoutais tant était là... ce jour-là... juste alors qu'on essayait avec papa d'avoir un bébé... à 6 jours de mes 40 ans.
    Et la seule et unique chose que je demandais depuis toujours était que tu ne souffres pas. Pourtant, je t'ai vu souffrir tellement, mon amour... Cette nuit passée auprès de toi à essayer de te soulager, je ne l'oublierai jamais, aucun moment... ni la matinée qui a suivi, horrible, ni l'après-midi, insupportable. Tout a tellement changé depuis...
    Quelque chose est mort en moi et est parti avec toi, ce jour-là, je le dis toujours et d'ailleurs, ce jour-là, j'ai jeté toutes les seringues pour la FIV que je mettais en place... afin d'avoir un bébé. Ce jour-là, il y a eu une réelle cassure dans mon coeur et dans mon âme... plus jamais rien n'a été pareil ni ne le sera, d'ailleurs, malgré les mimis que tu m'as envoyés et que j'adore de toute mon âme. Oui ce jour-là, je me suis sentie si seule...
    Tu étais tellement plus qu'un petit chat dans ma vie. Je n'étais jamais seule, puisque tu étais là, toujours heureux de me voir.
    Me résigner à te voir partir dans l'autre monde a été le pire jour de ma vie. Je ne savais pas qu'on pouvait souffrir autant !
    La vie me refusait un enfant et en plus elle t'enlevait à moi... toi et ta bienveillance, ta présence si douce.
    Quand je n'allais pas bien, j'enfouissais mon visage dans le pelage de ton ventre si doux et j'écoutais ce doux et bienveillant ronronnement qui m'apaisait de suite.
    Quand j'allais bien, je partageais mon bonheur avec toi d'abord. Tu étais tout pour moi. Tout !
    Dans ton regard, je voyais l'amour vrai, inconditionnel... et il me manque tellement, ce regard. Mais je sais que tu es là, toujours auprès de moi.

      

    Tu sais, cette semaine a été un cauchemar. Mel fait de l'oedème pulmonaire aussi... comme toi mon bébé. Et lundi dans la nuit, je l'ai vue souffrir comme toi. J'ai cru mourir de douleur... j'ai paniqué, j'ai tellement pleuré, prié, pesté... Tout m'est revenu en mémoire... tous les détails. Quand j'ai vu petite Mel vomir, comme toi, j'ai appelé les urgences, mais ce n'était ni les Drs Cassaigne, ni Matha. J'ai su après qu'il s'agissait du Dr Maillot. Si j'avais appelé, il m'aurait envoyé boulé... je le sais. Alors je n'ai pas réfléchi. Contrairement à toi, mon Bébé, petite Mel a eu plus de chance. J'avais à la maison tout ce qu'il fallait pour la sauver, du moins tenter. Je n'ai absolument pas réfléchi plus que çà. J'ai reposé le téléphone, j'ai pris la seringue de LASILIX préparée par le Dr Cassaigne et j'ai injecté ce produit à petite Mel... me donnant 1/2 heure pour rappeler les urgences malgré tout, quitte à hurler au téléphone, ou aller ailleurs. Mais petite Mel a fait pipi, contrairement à toi. Petite Mel s'est sentie mieux, contrairement à toi, mon amour. Petite Mel a été prise en charge par un bon docteur chat, contrairement à toi mon bébé... J'aurais tellement voulu que tu connaisses le Dr Cassaigne. S'il t'avait soigné, tu n'aurais pas succombé ce jour-là si stupidement, par manque d'attention faute de ce gros c****** de Bourjat. Il mériterait d'être dénoncé, car au lieu de sauver la vie de petits êtres, il vous condamne, par manque de compétences. Je lui en veux tellement, si tu savais, même si je cherche à tout prix à faire partir cette colère de mon coeur, car elle ne te ramènera pas à moi, malheureusement.
    Non... petite Mel remonte la pente pour la 3ème fois... grâce à des docteurs compétents et qui aiment les animaux, qui aiment leur métier...
    Toi mon enfant de coeur, mon bébé d'amour... tu n'as eu aucune chance de t'en sortir.
    J'ai dû te voir souffrir et prendre cette affreuse décision d'abréger tes souffrances...
    Et ensuite, te laisser là-bas, en Bretagne où nous étions partis tous les 3... pour revenir seulement papa et moi... Une souffrance d'une brutalité inouïe... sans nom.

     

    Comment vivre sans toi... mon coeur comment ???
    Pendant des semaines, en me réveillant chaque matin, je hurlais ton nom... sombrant dans la dépression. Je te cherchais partout, je t'appelais, je t'entendais, je te ressentais partout...

    Aujourd'hui, 7 ans après, j'ai encore en tête ces "mots", que j'avais quand je te parlais... je les dis très souvent, quand je te parle. Ces "mots" qui n'existent que pour toi, qui ne veulent rien dire d'autre que tout l'amour que je ressens pour toi... Ces mots :
    Mon nounoune, mon Titi Bébé d'Amour à sa Titite Maman, mon nanoune, mon chachouille, mon gnangnougne... vient titi bébé faire dodo avec maman papa... vient mon bébé... Mon lalouille... Tous ces mots qui ne veulent rien dire, mais que tu adorais, que tu comprenais. C'était notre langage rien qu'à nous... Ce langage, je ne l'oublierai jamais, je garderai en mémoire chacun de ces mots, chacun de tes regards d'amour, tes bras autour de mon cou, ton souffle dans mon oreille, ta petite tête posée sur mon épaule, abandonné à mes bras.

    Oh mon amour de Bébé... mon bébé, mon bébé... oh mon Titi... j'aurais tellement, mais tellement voulu que tu aies eu la chance qu'on les mimis d'avoir un vétérinaire comme le Dr Cassaigne et le Dr Lazard. Ils aiment nos mimis, ils nous apprécient nous... Pourquoi ais-je fait confiance à ce charlatan ? Pourquoi j'ai tellement tardé à comprendre ? Je me sens tellement coupable aujourd'hui.

    Tu aurais presque 20 ans, mon amour... Je voulais tellement te voir vieillir.

    Mais la vie a voulu tout autrement de ce que j'avais rêvé pour nous trois...
    Ce rêve de t'emmener un bébé sorti de mon ventre non plus n'a pas eu lieu.
    Je rêvais d'une vie à 4... papa, toi, le bébé et moi... mais que veux-tu ? Peut-être pour la prochaine vie qu'on passera ensemble.... je l'espère !

     

    Je voulais te remercier mon ange, de veiller si bien sur petite Mel. Je n'en reviens pas de voir une force aussi redoutable dans ce petit corps si malade... incroyable !
    Merci mon ange de veiller sur les mimis... sur papa et sur moi.
    Tu dois trouver notre vie bien changée, depuis ton paradis... La vie était tellement facile avec toi. Nous t'emmenions partout où nous allions... même en week-end et à chaque fois, tu étais si heureux. Impossible évidemment de faire cela avec 16 mimis...

    Je veux croire que tu es heureux avec petit Choupynou qui t'a rejoint si jeune... et avec notre petite Jade, si gentille. Vous êtes si merveilleux tous les trois. Souvent je laisse mon esprit vagabonder et je vous imagine tous les trois, profitant de la nature du paradis... au soleil, dans la lumière bienveillante, courant après des papillons mais sans leur faire de mal, sautant sur les flaques d'eau, gambadant les trois heureux en pensant à nous tous ici... Et je me surprends à sourire...

    Attendez-nous... car quand notre heure sera venue, crois-moi que je chercherai le chemin vers vous. Je sais que nous serons tous réunis pour l'éternité, heureux et enfin débarrassés de la souffrance et des maladies, réunis pour toujours.

    Je m'étais dit que je n'écrirais pas un roman, mais cette nuit, je ne pouvais pas dormir, essayant de refouler ces images affreuses qui venaient malgré moi... Alors j'ai rallumé l'ordinateur et je suis venue sur ce forum que j'ai créé en ton honneur... et où nos amies nous comprennent tellement. Et j'écris, j'écris, j'écris... Je ressens moins de douleur que tout à l'heure, en t'écrivant mon bébé.

    Je t'ai demandé tout à l'heure de m'envoyer un signe évident que tu m'aimes... ainsi je saurai que tu es auprès de moi. Même si je n'en doute pas, j'aimerais recevoir ce signe, mon ange. Peux-tu te débrouiller pour me l'envoyer aujourd'hui ?

    T'écrire me soulage de cette souffrance qui m'envahit depuis lundi. J'ai eu tellement peur de perdre Mel... tellement peur que le même scénario recommence... à la même date, de la même façon, 7 ans après. Mais les choses étaient différentes. J'ai bien compris.

     

    Mon bébé, je pourrais rester ici toute la nuit à t'écrire, mais je vais arrêter. Petite Mel a besoin de repos, je dois éteindre la lumière et l'ordinateur.

    Prends soin des mimis, mon coeur, prends soin de Choupy et de petite Jade.
    Et prends soin de papa et maman, mon amour...
    Mais surtout... je demande à tous les anges de prendre soin de toi, lumière de ma vie.
    Sans toi, rien de ce qu'est ma vie actuelle ne serait. Sans toi je ne serais pas celle que je suis. Je le dis souvent et je le pense réellement.

     

    Je t'aime pour la vie et pour l'éternité, de mon amour le plus pur qui soit.

     

    Je demande à tous les petits anges de veiller sur toi, sur Choupy et sur Jade.

     


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